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Traitement des Lixiviats de Décharge
Systèmes dimensionnés pour la charge extrême en DCO et en azote ammoniacal des centres d'enfouissement.
Le lixiviat de décharge compte parmi les effluents les plus difficiles à traiter. La DCO peut atteindre des dizaines de milliers de mg/L, l'azote ammoniacal est très élevé et surtout la nature de l'eau change complètement avec l'âge du site. Les décharges jeunes sont dominées par une charge organique biodégradable et, à ce stade, le traitement biologique seul peut suffire. Au fil des ans la fraction facilement dégradable s'épuise et il reste des composés réfractaires que la biologie n'élimine pas. Une station de traitement des lixiviats doit donc être conçue pour les conditions de toute la vie du site, pas pour le jour de sa construction. En pratique la réponse est une combinaison par étages. L'étage biologique élimine la charge organique et l'azote ammoniacal, avec nitrification-dénitrification ou, si nécessaire, une unité de stripping. Les membranes (UF/NF/OI) séparent ensuite les matières en suspension, les composés colorants et les sels dissous. Une oxydation avancée est ajoutée pour la DCO réfractaire. Ce que l'on oublie le plus souvent dans ce montage est la gestion du concentrat : les membranes ne détruisent pas les polluants, elles les concentrent dans un faible volume. Sa recirculation sur site ou son élimination doit être planifiée dès le départ. Le débit de lixiviat se détermine par un bilan hydrique fondé sur la surface du site, la pluviométrie, la couverture et l'humidité des déchets ; le volume d'homogénéisation pour les pointes de saison humide fait partie intégrante de la conception.
Problèmes Résolus
- Évolution avec l'âge du site
- La station doit répondre au fort rapport DBO/DCO des premières années comme à la charge réfractaire une décennie plus tard.
- Azote ammoniacal élevé
- Dimensionnement correct de la nitrification-dénitrification et, si besoin, du stripping ; un azote élevé inhibe aussi l'activité biologique.
- Gestion du concentrat
- Le concentrat des membranes exige sa propre filière de recirculation ou d'élimination, faute de quoi la station se bloque après la mise en service.
- Pointes saisonnières de débit
- En période humide le débit se multiplie. Sans volume d'homogénéisation, les étages sont hydrauliquement dépassés.
Questions Fréquentes
Le traitement biologique suffit-il ?
Sur les sites jeunes, généralement oui, car l'essentiel de la charge organique est biodégradable. À mesure que le site vieillit, la fraction réfractaire augmente et l'étage membranaire ou l'oxydation avancée devient incontournable.
Comment déterminer le débit de lixiviat ?
Par un bilan hydrique fondé sur la surface, la pluviométrie locale, la perméabilité de la couverture et l'humidité des déchets. Le volume d'homogénéisation est dimensionné à part pour le débit de pointe.
Que devient le concentrat membranaire ?
La recirculation sur site est la voie la plus courante. L'évaporation ou l'élimination par une filière agréée constituent les alternatives.
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